Ziguinchor
la douce, sur les bords du fleuve Casamance a gardé son naturel mélancolique.
Ses comptoirs, ses bâtiments administratifs, ses édifices coloniaux, les
rues lumineuses et les effluves du thé vert. Les balades en pirogues parmi
les bolongs d’un fleuve généreux où pélicans et flamant roses cohabitent
avec les pécheurs de barracudas et de capitaines.
Et puis la guerre avec son cortège de misères et de souffrances. Ziguinchor
se réveille, abandonnée à elle-même. Des hôtels vides et des touristes en
fuite … une ville enclavée presque oubliée de tous… et la catastrophe du
Joola qui l’endeuille irrémédiablement et l’isole encore plus du nord du
pays.
Aujourd’hui, le calme revient, les rebelles les plus va-t-en guerre semblent
fatigués. Le jour se lève sur le fleuve apaisé. Cet espoir de paix donne
la force d’y croire à nouveau. Chacun ne pense qu’à une chose : « Ziguinchor,
plutôt la vie ».
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